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Préparer votre retraite : Pourquoi la Bourse est la solution idéale

C’est la première fois que vous allez lire un article sur ce blog qui ne soit pas de moi. C’est un article invité. Comme la « philosophie » d’investissement de Sovanna Sek est très proche de la mienne, je suis ravi de vous le présenter. Il est l’auteur du blog ZenBourse ainsi que du livre sur l’or, assurance contre les crises.

N’hésitez pas à télécharger son guide gratuit de 13 conseils pour bien débuter en bourse. Bonne lecture.

 

Préparer votre retraite : Pourquoi la Bourse est la solution idéale

Préparer votre retraite est une préoccupation. Vous avez le droit d’être inquiet quel que soit votre stade dans la vie active.

Notre système de retraite par répartition se dirige vers la faillite à cause de facteurs structurels : démographie vieillissante, marché de l’emploi peu flexible.  Sans mesures courageuses des décideurs politiques, ne soyez pas surpris que l’histoire se termine mal. Vous pensez que je suis apocalyptique dans mes propos ? Je dirais que je fais preuve de pragmatisme.

Un graphique le prouve.

Evolution ratio actifs retraités en France

 

Comme vous le voyez, de moins en moins d’actifs cotisent pour les retraités. Ce qui explique naturellement la baisse du ratio actifs/retraités pour les raisons que j’ai citées ci-dessus.

L’erreur c’est d’attendre l’irréparable pour prendre votre destin en main. Si vous avez les moyens, vous devez chercher des placements efficaces pour préparer votre retraite en toute sérénité. La Bourse peut répondre à vos attentes. Je dirais même plus, c’est un placement d’avenir. Encore faut-il choisir la classe d’actif qui vous convienne ? Actions, obligations, fonds de placement, produits dérivés…

La technologie a beaucoup évolué ces dernières années. Les habitudes d’investissement d’antan sont révolues. Voici pourquoi la Bourse est une alternative intéressante pour soigner votre retraite.

 

Les chiffres et les graphiques le prouvent

La Bourse, ça rapporte. Voici ci-dessous un exemple avec le CAC 40 dividendes réinvestis.

Rentabilité historique CAC 40 dividendes réinvestis

 

Graphiquement, la réponse est indiscutable avec une tendance structurelle à la hausse.

Tendance haussière du CAC 40 dividendes réinvestis

 

Comme vous le voyez, il est possible d’avoir un portefeuille rentable sur le long terme. Encore faut-il choisir les bonnes actions et se positionner au bon moment.

Sur le marché américain, vous n’avez qu’à vérifier l’évolution graphique du Dow Jones et du S&P 500 sur des sites boursiers. C’est encore mieux que l’indice parisien même si le mode de calcul n’est pas le même.

 

Touchez un dividende pérenne

Lorsque vous possédez des actions d’une entreprise, vous pouvez en contrepartie, toucher un dividende chaque année. Si vous êtes un investisseur de long terme, vous pouvez le considérer comme un complément de revenu pérenne à votre salaire ou pension de retraite. Par les temps qui courent, ce n’est pas négligeable.

Cependant, vous ne devez pas acheter une action avec comme critère principal, le dividende. Votre priorité est de vous soucier de sa pérennité. Pour cela, trouvez des entreprises avec des fondamentaux sains tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

 

Avec les options, ce sont des revenus récurrents

Sans vouloir vous faire une blague, vous pouvez générer rapidement des revenus avec les options. C’est encore mieux que les actions. Mais évitez de faire la confusion avec les options binaires qui ont une mauvaise presse. Je vous parle de celles qui sont régulées et dont les règles du jeu sont claires.

Maintenant, c’est quoi une option ? C’est un contrat entre acheteur et vendeur à un prix défini à l’avance avec une échéance. Chacun a ses propres droits ou devoirs. Ce produit dérivé peut être adossé à divers actifs : actions, indices, matières premières ou devises. Ne voulant pas m’étendre sur l’arsenal des options, vous serez dans de bonnes mains avec Paul de Celtinvest.

Vous êtes impatient de connaître la solution la plus adaptée pour préparer votre retraite ? C’est la vente d’option Put. Qui, comme l’a démontré Paul dans son dernier article, peut être non seulement plus rentable que d’acheter des actions, mais aussi moins volatile.

Comment ça marche ?

C’est simple à comprendre. Elle consiste à parier contre une baisse du cours d’une action. En quelque sorte, vous êtes persuadé pour diverses raisons qu’elle va continuer de monter ou au pire, stagner.

En tant que vendeur de put, vous recevez une prime. Si le cours de l’action est au-dessus du prix de l’exercice du Put, le résultat est positif et vous conservez la prime. Sachez que votre gain ne peut pas être supérieur à la prime. Dans le cas contraire, vous serez dans l’obligation d’acheter l’action au prix de l’exercice. Mais grâce à la prime, vous achèterez l’action moins chère.

Exemple avec Royal Dutch Shell :

Le 20/06/2016, j’ai pris une vente de put de Royal Dutch Shell à un prix d’exercice à 18 € et une échéance à décembre 2016. J’estimais que le pire pour la compagnie pétrolière était passé avec la remontée du prix du pétrole. J’ai touché une prime de 31 € hors frais de courtage. Au final, le cours est resté au-dessus du prix de l’exercice. Rendement de ~8% sur ce trade.

Dernière chose. La mauvaise nouvelle avec la vente d’option call ou put est que vous devez posséder un capital de départ élevé. Ce qui n’est pas le cas actuellement pour moi.

 

L’assurance vie en euros en danger

Si vous pensez que l’assurance-vie fonds euros est en lieu sûr pour préparer votre retraite, vous êtes dans l’erreur et avez choisi le mauvais camp. À chaud, vous allez me dire que ce n’est pas vrai, car l’État va jouer naturellement la roue de secours.

Personnellement, je n’ai pas attendu la loi Sapin 2 pour m’apercevoir que c’est un placement qui va causer des dégâts avec le krach obligataire 2.0.

1ère pièce à conviction :

Vos contrats en euros sont composés d’obligations ou dettes d’Etats de la zone euro. En réalité, vous possédez un passif et non un actif. La crise des dettes publiques en 2010 a mis en lumière qu’un État peut faire défaut sur sa dette. Heureusement que le président de la BCE (Banque Centrale Européenne), Mario Draghi a éteint temporairement l’incendie.

2ème pièce à conviction :

Les contrats d’assurance-vie ne bénéficient pas du mécanisme du FGDR (Fonds de Garantie des Dépôts et des Résolutions) mais dépend du FGAP (Fond de Garantie des Assurances de Personnes) à hauteur de 70000 € par personne et par société d’assurance.

À première vue, tout va bien. Cependant, les ressources du FGAP étaient 785 M€ en 2015. En rajoutant la faculté d’emprunt des sociétés adhérentes, elles sont de l’ordre de 1,57 Md€. Ce qui est largement inférieur aux encours de l’assurance-vie fonds euros estimés dans la même année à 1374,6 Md€ selon l’Observatoire de l’Épargne Réglementée.

En cas de problème majeur, il y a de fortes chances que beaucoup d’épargnants y laissent des plumes.

3ème pièce à conviction :

Pour enfoncer le clou, les non-résidents occupent une part importante de la dette publique française à 60,1 % au troisième trimestre 2016 même si elle diminue depuis 2010.

Pourcentage de détention des non-résidents de la dette publique française

 

Qu’est-ce que ce graphique signifie pour vous ?

  • Le gouvernement a perdu le contrôle du pays du fait que les non-résidents ont la mainmise sur la dette publique. Du coup, les vraies réformes restent aux oubliettes.

  • En cas d’accident majeur sur la dette française, je vois plus l’État dédommager les non-résidents sous peine d’embargo commercial et perdre l’accès aux marchés financiers. Évidemment, je ne le souhaite pas, mais ces dernières années nous ont montré que l’impossible est possible.

 

La retraite en Bourse, c’est possible mais pas n’importe comment.

Vous avez vu les avantages de certaines classes d’actifs en Bourse comme les actions et les options pour préparer votre actuelle ou future retraite. Pour que ce soit profitable, vous devez avoir une ou des stratégies d’investissement à moyen-long terme. Cela n’engage que moi.

En toute sincérité, vouloir investir en Bourse dans cette perspective ne sera pas de tout repos si vous êtes néophyte. Peut-être que j’exagère. Il vous faudra apprendre à vivre avec sérénité avec les fluctuations de marché. Ce qui ne signifie pas que vous deviez suivre en permanence votre portefeuille.

Ce que je vous demande, c’est de ne pas vous presser parce la Bourse est un marathon sans fin. Prenez votre temps d’apprendre ces rouages essentiels et attendez de meilleures opportunités le moment venu.

Si je pouvais revenir en arrière pour réparer mes erreurs de débutant, je privilégierais l’achat d’actions d’entreprises évoluant dans des secteurs faciles à comprendre pour n’importe quel investisseur du plus débile au plus intelligent.

Maintenant qu’il vous est possible de gagner en Bourse pour votre retraite, vous ne devez pas oublier que perdre fait également partie du jeu. Les marchés baissiers, ça existent. Dans l’histoire de la Bourse, ils durent moins longtemps que les marchés haussiers mais les variations sont brutales et génératrices d’émotions négatives.

2 commentaires

  1. jerome dit

    Bonsoir,

    Je me permets de laisser un commentaire.

    Cette article n’est pas à la hauteur de ce que vous écrivez en général Paul.

    Voir un gamin enfoncer des portes ouvertes, nous dire qu’il faut vendre des puts, et nous expliquer que la bourse est avantageuse pour la retraite, c’est à la portée de n’importe qui sur le net.

    Ce dernier n’a même pas assez de capital et il est obligé de vendre un seul put à 31 euros. Ce qui va sûrement le conduire à la ruine bientôt.

    Vous remarquerez que son tableau sur le cac 40 n’est pas très vendeur pour inciter les gens à revenir en bourse.

    Le pauvre gars qui est rentré sur le cac en 2008 a juste récupéré son capital fin 2015 même avec les dividendes.

    Il n’y a pas un semblant de chose intéressante dans cet article. M. Sek nous propose quoi, d’acheter le cac et d’attendre 30 ou 40 ans.

    Je préfère Paul que vous gardiez la maîtrise de votre bloc. Vos articles reposent sur des méthodes construites et des arguments vérifiables. Là, on ne peut même pas critiquer le fond car il n’y a rien que des idées prises chez les autres sans démonstration aucune. Sauf qu’il y a des gagnants et des perdants en bourse et qu’il ne faut pas se presser.

    J’ai rien contre ce monsieur Sek que je ne connais pas mais des articles comme cela, je vous en écrit un par jour…

    Bonne continuation à tous et sans rancune, j’espère n’avoir pas froissé l’auteur. Peut être une seconde chance. A revoir.

    • Paul de Celtinvest dit

      Merci Jérôme pour votre retour. Il n’est pas si facile qu’il n’y parait d’écrire un article. Quel qu’il soit.

      Mais rassurez-vous. Je reprends du service dans 15 jours avec un backtest sur la vente d’options encore une fois. 😉

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